Agriculture

Guerlesquin est une ville d’élevage qui vécut des décennies prospères de la transformation des volailles dans les abattoirs Tilly; cette activité est désormais terminée.

De nos jours, éleveurs et agriculteurs guerlesquinais exploitent les terrains agricoles pour y cultiver céréales, fourrages pour animaux;

ils y élèvent des des bovins et des vaches laitières des porcs et des volailles, dont certains en bio.

Guerlesquin, fidèle à ses traditions, perpétue ses coutumes en programmant chaque année son incontournable aux bovins de race à viande Organisé par le MOL (Marché Organisé de Lamballe), à Guerlesquin donc, mais aussi à Lamballe, sous l’appellation “l’Estival de la viande”, est l’occasion d’assister à une grande vente aux enchères d’animaux destinés à l’abattage ou élevage : bovins, bœufs, génisses, vaches . Ce marché aux bestiaux crée en 1972 à Guerlesquin, est le plus des marchés au cadran qui existe. Il a été créé à la demande des éleveurs qui réclamaient la transparence des prix de vente. Cette vente aux enchères électronique et publique est donc un moyen efficace permettant de mieux vendre les bestiaux grâce à l’affichage d’une cotation réelle. L’acquéreur et le vendeur de la bête reste par ailleurs totalement anonyme.

La vente aux enchères des animaux

Personnage éloquent et patriotard dans l’âme, Jacques Tilly reste une personnalité qui aura marqué les esprits en restant maire de Guerlesquin de 1965 à 1989 ; puis de 1995 à 2001. Ce personnage haut en couleur a su mener une politique économique de croissance pour la ville qui dura plusieurs décennies.

Dès son plus jeune âge, Jacques Tilly, alors livreur de viande pour l’entreprise familiale de boucherie, affirme déjà un grand sens des affaires. C’est en observant le fonctionnement du circuit agro-alimentaire en place, que lui vient l’idée, à 17 ans, de construire un abattoir sur place. Personnalité ambitieuse et volontaire, il profite du développement de l’aviculture en Bretagne pour exporter des poulets, désormais élevés, abbatus et congelés localement à travers la France puis l’Europe mais aussi au Moyen-Orient, en Amérique du sud et au Japon. Quelques années plus tard, Jacques Tilly fera construire à Guerlesquin l’usine éponyme qui fera sa fortune, devenant ainsi un personnage incontournable de l’industrie agroailmentaire bretonne.