Patrimoine

Aux confins du Léon et de la Cornouaille, Guerlesquin la Trégorroise a les deux pieds bien ancrés dans un riche passé : l’ampleur et la variété de son patrimoine historique en témoignent. Elle demeure le seul exemple en Bretagne de ville-place associant les trois éléments du pouvoir urbain d’Ancien Régime : les Halles, la Prison Seigneuriale et l’Église.
Ces trois incontournables de notre coeur de ville, entourés d’une ceinture de maisons anciennes, le tout sous l’oeil bienveillant du buste de Prosper Proux, ne doivent pas vous empêcher d’aller plus loin et découvrir nos autres richesses, réparties sur tout le territoire de notre commune : le menhir de Kerhellou, de nombreux calvaires, des fontaines – sacrées ou non -, des chapelles – parfois un peu dissimulées -, qui méritent amplement le détour fait pour les découvrir, des places et jardins où il fait bon prendre son temps.
Le patrimoine guerlesquinais : un trésor à découvrir !

Les Halles

Si Guerlesquin est née au milieu du XIe, siècle à proximité d’une motte féodale aujourd’hui disparue, elle prend très tôt une vocation commerciale. Dès 1434, Jehan de Penhoët lui obtînt du duc Jean V de Bretagne, les privilèges commerciaux (poids et balances) et le titre de Ville. Un siècle plus tard, le duc René Ier de Rohan confirma ces titres et avantages. Le commerce, déjà florissant, se développe encore et, au XVIe siècle, amène Pierre de Rohan – Seigneur de Guerlesquin à l’époque – à faire construire une « cohue » de bois en 1526 : l’ancêtre de nos Halles actuelles. Elles sont surmontées d’un auditoire de justice : les lundis, jours de marché pour la ville, décisions et arbitrages judiciaires étaient rendues à l’étage des Halles.
En 1539, on place à côté des Halles le bloc de granit servant de mesure à blé – que les locaux surnomment « la pierre menteuse » (ar mens gaou) -, aujourd’hui placée à l’entrée de l’ancienne Prison Seigneuriale.
En plus du marché hebdomadaire, Guerlesquin accueillait de nombreuses foires annuelles, que les Halles abritaient ; les foires et marchés existent en effet dans la ville depuis le XIVe siècle. En 1732, on pouvait dénombrer pas moins de 19 foires différentes : toiles, lard, vin, pain blanc, chevaux, etc. : Trégorrois, Léonards et Cornouaillais venaient à Guerlesquin pour y faire commerce, tradition qui a traversé les siècles jusqu’à aujourd’hui.
Malheureusement, les Halles de bois s’écroulèrent en 1879 et furent entièrement détruites en 1880. Les nouvelles Halles, en granit blond typique de la ville, sont alors bâties en 1882, d’après les plans de l’architecte Nedelec (de Morlaix). Tout comme les belles demeures de la commune, les Halles tirent partie du savoir-faire de l’importante corporation de tailleurs de pierre qui a fortement marqué de son empreinte notre patrimoine. Les « nouvelles » Halles ouvraient alors sur les deux rues principales de la ville. L’aile donnant sur la rue du Général-de-Gaulle fut transformée en 1965 en Mairie, pour devenir ensuite notre Bibliothèque.
De nouveaux travaux ont lieu en 1975 et 2008, donnant au bâtiment son aspect actuel. Ce lieu fait aujourd’hui office de Centre Culturel (les Halles accueillent chaque année nos deux grandes expositions de peintures et de sculptures), commercial et festif.

La Prison Seigneuriale

De style Renaissance, l’ancienne conciergerie de la juridiction des Vicomtes de Guerlesquin a été construite en 1640, à la demande de Vincent du Parc, Marquis de Locmaria, commandant des gardes de Richelieu et seigneur de Guerlesquin. C’est un pavillon de forteresse carré dont chaque angle est flanqué d’une échauguette saillante. Plus salle de garde que véritable prison, on y logeait les prisonniers au deuxième étage, dans la chambre criminelle, avant qu’ils ne soient transférés à Morlaix après un jour ou deux.
Le terme « Présidial » ne peut pas être accolé à ce bâtiment puisque aucune décision de justice n’y a sans doute jamais été rendue (contrairement à l’auditoire du premier étage des Halles). Pour autant, de nombreuses personnes le « surnomment » ainsi.
Cette construction imposante – mais de taille modeste -, renforce encore la stature judiciaire de la ville-place.
En 1774, Louis V le Peletier de Rosanbo rachète le fief de Guerlesquin, ce qui inclue les moulins, le four à ban et ce « Présidial ». Sous l’Ancien Régime et jusqu’à la Révolution, certaines communes obligeaient les gens à cuire leur pain dans le four communal, nommé « four à ban » ou « four banal ». Le four banal appartenait au Seigneur, qui percevait une redevance (la « bannalité ») des utilisateurs – ceux-ci étant parfois obligés de fournir aussi le bois pour la cuisson de leur pain. La personne chargée alors de la cuisson du pain n’est pas un boulanger, mais un « fournier ». Et les fourniers de Guerlesquin faisaient traditionnellement aussi office de geôliers de la Prison Seigneuriale. Le Marquis de Rosanbo a été guillotiné le 21 avril 1794. C’est son gendre, le Baron de Tocqueville, qui revendit la Prison Seigneuriale (ainsi que les Halles) à la commune de Guerlesquin en 1826.
En 1856, l’édifice a perdu de sa superbe et est menacé de destruction. C’est l’intervention de Prosper Proux, descendant par alliance de la famille Du Parc (famille dont les seigneuries incluaient Guerlesquin dès 1653), qui aide à la sauver. Né à Poullaouen en 1811, Prosper Proux a été nommé percepteur de Guerlesquin en 1843. En dehors de sa profession, Prosper Proux était un barde reconnu, et l’un des premiers adhérents de la « Confrérie des Bardes de Basse-Bretagne ». Il a mené ses démarches auprès du Ministère d’État et notamment de Prosper Mérimée (Inspecteur Général des Monuments Historiques dès 1834, Prosper Mérimée collaborait avec Viollet-le-Duc à qui il a, entre autre, confié la restauration de Notre-Dame de Paris en 1843). Le buste de Prosper Proux, sculpté par René Quillivic (célèbre sculpteur originaire du Finistère), a été érigé le 21 septembre 1919 (il devait l’être le 11 septembre 1914, mais la Première Guerre Mondiale a différé l’événement). Tournant initialement le dos à la Prison qu’il a sauvée, l’oeuvre lui rendant hommage est ensuite déplacée en haut des places du centre-ville – où le barde peut désormais jeter un œil bienveillant sur l’édifice toujours debout grâce à lui.
La Prison est restaurée en 1872, et classée Monument Historique en 1875. La même année, la Mairie de Guerlesquin y établit ses locaux, et ce jusqu’en 1965. Depuis, elle fait les délices des nombreux visiteurs et des curieux qui viennent découvrir et contempler cet édifice atypique, qui est l’un de nos incontournables.

À ses pieds, deux autres belles curiosités locales : la mesure à blé et la fontaine Sainte-Barbe :

La mesure à blé

C’est en 1539, à l’initiative du Duc René de Rohan, qu’est réalisée cette pierre servant à mesurer le volume des grains de blé. Bloc de granit percé de deux cavités d’une capacité d’un boisseau pour la première et d’un demi-boisseau pour la seconde, les orifices à sa base permettaient l’écoulement des produits dosés.
L’impôt que devait verser les paysans-contribuables (la dîme) était payé en céréales. Les paysans – trouvant que le Régisseur utilisait cet outil de mesure d’une façon qui tournait rarement à leur avantage mais plutôt au (grand) profit des Seigneurs de Guerlesquin qui l’employaient -, ont surnommé le bloc granitique « la pierre menteuse » (ar men gaou).
Cette mesure à blé portait le sceau des armes des Rohan jusqu’à la Révolution, où elles ont été martelées jusqu’à effacement.
Placée à l’origine à côté des halles, la « pierre menteuse » a été déplacée par la suite à son emplacement actuel, au pied nord de la Prison Seigneuriale, devant son entrée.
Discrète mais chargée d’Histoire et multi-séculaire, cette pierre reste le dernier vestige des premières foires et marchés de notre Ville

La fontaine Sainte-Barbe

Au pied du mur ouest de la Prison, la fontaine Sainte-Barbe a délogé le buste de Prosper Proux qui s’y trouvait alors et pris sa place. Si « Red Eo » (« Il faut ») est la devise de Guerlesquin, sainte Barbe en est la patronne. Tout comme dans la chapelle Saint-Jean, sainte Barbe y est représentée avec, à son côté gauche, la tour dans laquelle son père l’aurait enfermée. La palme des martyres sert d’auréole à cette statue.
La fontaine a été restaurée en 1988. Deux escaliers latéraux permettent d’accéder au petit bassin que la niche où trône la statue de sainte Barbe surplombe.

Église Saint-Ténénan

Élégant vaisseau de pierre ancré depuis 1859 au coeur de notre centre-bourg, l’actuelle église Saint-Ténénan est la reconstruction – dans un style néogothique et avec une partie des pierres ornementales d’origine, ainsi que son clocher-mur de style Beaumanoir – de l’église paroissiale primitive, édifiée à la fin du XVe siècle ! (Le « style Beaumanoir » concerne un ensemble de constructions religieuses édifiées, principalement dans le Bas-Trégor, au XVe et XVIe siècles. Les clochers d’églises étaient assez caractéristiques et le style sera imité jusqu’au XIXe siècle.)
Menaçant de tomber en ruines, l’église originale dût être démolie. À cette occasion, la chapelle Sainte-Barbe et l’ossuaire attenant – qui jouxtaient l’église et n’étaient guère en meilleur état -, ont aussi cédé leur place à la nouvelle Saint-Ténénan, beaucoup plus spacieuse. Bien entendu, les trésors patrimoniaux qui composaient les trois éléments d’origine ont été judicieusement intégrés dans le nouveau, en commençant par son portail occidental et le clocher qui le surmonte, datant tous deux de 1520. Le clocher présente une chambre de cloche ajourée, entourée d’une galerie que surmontent un encorbellement et deux contreforts, et une tourelle d’escalier coiffée d’une courte flèche.
Superbe édifice, Saint-Ténénan est aussi un beau rassemblement d’éléments remarquables, à commencer par les statues de façade (saint Pierre et saint Roch encadrent la porte d’entrée ; sainte Barbe et saint Ener ne sont pas loin) que côtoient, plus haut, mégères et gargouilles.
À l’intérieur, les éléments remarquables sont légion.
Tout d’abord les 12 apôtres de la chapelle Saint-Ener, transférés en ces lieux en 1954; des bannières. De magnifiques vitraux (réalisés par les ateliers Lux Fournier et Rault – 1930/1931) ainsi que les verrières, provenant de l’ancien ossuaire attenant à Sainte-Barbe, illuminent l’intérieur. De nombreux tableaux anciens et un assortiment statuaire riche et de très grande qualité (statues en pierre ou en bois polychrome des XVIe et XVIIe siècles) sont mis en valeur par l’architecture du lieu, la lumière issue des vitraux. La nef est de facture inhabituelle : coiffée d’un lambris en berceau peint couleur azur qui est parsemé d’étoiles d’or au niveau du choeur polygonal de type Beaumanoir. Au fond de la nef, le bénitier de pierre, provenant de la chapelle Saint-Trémeur, est daté de 1527.
Un baptistère et deux stalles de bois, ainsi qu’un confessionnal monumental, richement orné et frappé aux armes des Du Parc de Locmaria (les Du Parc de Locmaria étaient une famille de Seigneurs du bourg de Plouégat, dont les seigneuries s’étendaient à Guerlesquin. Ils avaient qualité de « fondateurs et premiers prééminenciers de l’église paroissiale de Guerlesquin ») complètent cet inventaire impressionnant.
S’y ajoutent deux autels-retables en tombeau galbé du XVIIe siècle, provenant de l’ancienne église. Tous deux ont une toile remarquable et un vitrail dédié :
– côté sud, celui du Rosaire : une toile érigée en 1643 pour la confrérie (la Confrérie Dominicaine du Rosaire a succédé à la Confrérie du Saint-Sacrement en décembre 1643) – en présence de Vincent Du Parc, Marquis de Locmaria et Seigneur de Guerlesquin – et un vitrail représentant l’Assomption de la Vierge (suivant la croyance religieuse la Vierge Marie, mère de Jésus, n’est pas morte mais est montée directement au ciel : c’est l’Assomption.)
– côté nord, celui de sainte Barbe : une toile et un vitrail retracent le martyr de sainte Barbe.
Signalons enfin, surplombant la porte de la sacristie, le tableau que la Confrérie du Christ – dite aussi Confrérie de la Belle Mort – y a mis en place en 1866.

L’église Saint-Ténénan est entourée du « Jardin des Secrets », un « jardin des simples » (ainsi nommait-on autrefois les plantes médicinales) à ne pas rater quand météo et saison s’y prêtent. Vous pourrez, depuis ce jardin et à l’arrière de l’église, avoir une magnifique vue sur notre Place du Champ de Bataille (Traon Ker).

Le Menhir de Kerhellou

Vénérable patriarche de notre patrimoine, le Menhir de Kerhellou pointe au ciel guerlesquinais depuis le néolithique. Ses 6 mètres de haut le rendent parfaitement visible depuis la route (D42). Si vous allez vers Guerlesquin depuis la nationale 12, ce Menhir est sur votre droite, bien avant d’arriver au bourg, et non loin du site des ruines de Saint Thégonnec.
Depuis l’époque préhistorique, il n’a pas manqué d’attirer les regards et continue de le faire aujourd’hui. On sait qu’il a notamment pu servir à des rites funéraires de la tribu Gauloise qui occupât le plateau de Menez Meur il y a quelques siècles.
Parfois nommé « menhir du diable » (men an dioul), tout le monde le connaît plutôt sous son surnom de « Quenouille de la Vieille Sorcière » (kegel ar wrac’h gozh). Selon la légende, la Vieille Sorcière avait parié avec le Diable qu’elle pourrait construire un mur autour de la chapelle Saint-Trémeur en une nuit seulement. Comme on le sait, parier avec le Diable amène rarement au succès, et tandis qu’elle traversait le plateau de Menez Meur en transportant une immense pierre sur son dos, la Vieille Sorcière entendît le chant du coq annonçant l’aube. Folle de rage, elle lançât violemment la pierre qui retombât à l’endroit où elle se tient toujours aujourd’hui.
Superbe et inspirant, le Menhir de Kerhellou a très probablement donné aux Guerlesquinais l’idée d’organiser chaque année leur Championnat du Monde de Lancer de Menhirs.

Le Champ-de-Bataille

« Le Champ-de-Bataille », quel drôle de nom pour une place ! Ce jardin public paisible, placé dans le prolongement de l’abside de l’église Saint-Ténénan vous invite à l’intériorité. On est loin du fracas des batailles – qui n’ont de toute façon jamais eu lieu ici. La place tire son nom du fait que les milices des Seigneurs de la Ville s’y entraînaient jadis. Son nom breton (traon ker) est nettement plus concret et moins belliqueux : « le bas de la ville ».
La place a été aménagée en jardin public au début du XXe siècle sous l’impulsion de François-Marie Quéré, docteur et Maire de Guerlesquin entre 1897 et 1909, qui y fit planter neuf dizaines de tilleuls.
En 1954, cet espace est complété des vestiges de la Chapelle Saint-Ener. Son portail, datant de 1597 est scellé à l’une des entrées, et la fontaine Saint-Ener est reconstituée en haut de la place. La niche de la fontaine est ornée d’une représentation de saint Ener. Une petite rigole la relie au vaste bassin central. Celui-ci a sa propre statue : le « Joueur de Luth », sculptée par les célèbres frères Crom (Georges, André et Roger Crom, Guerlesquinais, étaient ébénistes et sculptaient le bois et la pierre. Leur renommée dépassait très largement les frontières de la Ville, puisque certains de leurs travaux se retrouvent aussi loin que les Pays-Bas, les États-Unis, ou la Nouvelle-Calédonie, par exemple).
Il est plus difficile d’exercer ce rituel aujourd’hui, mais l’eau de la fontaine Saint-Ener se voyait attribuer des propriétés guérisseuses : si l’enfant malade ne pouvait pas venir lui-même, sa mère ou sa tante apportait sa chemise et la plongeait dans l’eau de la fontaine (où le saint, dit la légende, s’était désaltéré). Cette chemise mouillée, enfilée au petit malade, assurait sa guérison. Les mères qui pouvaient venir avec leur enfant l’y plongeait. L’eau de Saint-Ener avait la vertu de les fortifier et de favoriser leur marche.
Des aménagements plus récents ont fait de cette place un joli théâtre de verdure où des bancs vous accueilleront. Vous pourrez alors contempler tilleuls et rosiers tout en vous laissant bercer par le son de l’eau qui s’écoule du Joueur de Luth à son bassin ou par le bruit du vent dans les feuillages. Un havre de paix où le temps ne s’écoule plus tout à fait de la même façon.

Les chapelles disparues

Chapelle Saint-Ener

Consacrée à Saint-Ener, elle a été bâtie en 1597. Située près du Château de Kerret, elle a malheureusement été détruite en 1954, mais ses vestiges ont été soigneusement placés en différents emplacements de la ville ce qui fait qu’elle est, en quelque sorte, toujours présente.
La Fontaine Saint-Ener a ainsi été reconstituée et domine depuis les années 50 la Place du Champ de Bataille (Traon Ker), où une petite rigole fait couler son eau jusqu’au bassin du Joueur de Luth.
Son portail de pierres fait aujourd’hui office d’entrée latérale à la Place du Champ-de-Bataille.
Et ses 12 apôtres sont aujourd’hui placés à l’intérieur de l’Église Saint-Ténénan.

Chapelle Sainte-Barbe

Issue elle aussi du XVe ou XVIe siècle, la Chapelle Sainte-Barbe a malheureusement fini par se dégrader jusqu’à un point de non-retour. Tout comme Saint-Ener, elle connaît une sorte de seconde vie grâce à certains de ses éléments, disposés ailleurs.
Elle a fait place à l’église Saint-Ténénan lors de son agrandissement, vers 1858, et lui a transmis sa cloche.

Chapelle Saint-Thégonnec

Jolie ruine entourée de champs, Saint-Thégonnec a eu une belle valeur historique : ce qu’il en reste en témoigne. Cette ancienne dépendance du manoir de Kervranton a été construite près du village de Kerhellou au milieu du XVIe siècle. Classée bien national en 1792, elle se dégrade jusqu’aux ruines actuelles au XiXe siècle.
Tout comme saint Ener a quitté la Chapelle à son nom pour orner Traon Ker, la statue de saint Thégonnec que renfermait sa chapelle est aujourd’hui placée à l’intérieur de la Chapelle Saint-Jean.
On n’y disait plus la messe à partir de 1892, et avec raison puisque le toit s’est écroulé en 1893. Aujourd’hui, on peut venir admirer ce qui reste de sa superbe croisée ogivale.
Non loin de la Chapelle se trouve la fontaine sacrée dédiée à saint Thégonnec. Son eau pouvait, dit-on, préserver de la peste et du choléra. Saint Thégonnec était invoqué pour se préserver des épidémies.

Chapelle Saint-Jean

Elle se cache en plein centre-ville, dans l’alignement des maisons de la place. On la reconnaît à son toit sans menuiserie, son campanile d’ardoises abritant cloche qui ressort du centre dudit toit, et sa porte d’entrée, surmontée d’une niche abritant la Vierge.
La chapelle a été bâtie en 1686 en souvenir du grand pèlerinage de Saint-Jean-du-Doigt (où une relique est supposée être la première phalange de l’index droit de Saint-Jean-Baptiste) et reste le seul vestige du Couvent des Dames Paulines fondé à l’époque par les Seigneurs de la famille Du Parc de Locmaria, pour lequel elle servait d’oratoire. Les Dames Paulines était une congrégation fondée en 1699 par Dame Ollivier Du Parc à Tréguier qui avait pour but l’instruction des jeunes filles pauvres ainsi que la visite des familles nécessiteuses, leur distribuant à domicile réconfort et nourriture. Dans un acte du 26 mai 1705, Joseph-Gabriel du Parc, fils de Vincent du Parc de Locmaria, établit vouloir acquérir une maison, à proximité de la chapelle Saint-Jean, pour l’instruction des filles de la région. Cette école est ouverte en juin 1711 par les Dames Paulines qui en seront chassées en 1793 par les Révolutionnaires. Les armes des Du Parc de Locmaria sont alors effacées du lambris au-dessus de l’autel et le lieu est revendu comme bien national. Complètement ruinée, la chapelle Saint-Jean doit être reconstruite moins d’un siècle plus tard, en 1844. Devenue au début du XXe siècle une remise communale et paroissiale, elle est de nouveau réhabilitée en 1965, à l’initiative de la nouvelle municipalité et grâce aux efforts des employés communaux et des camps de jeunes, lors des vacances.
Discrète extérieurement, cette Chapelle mérite amplement le détour car son intérieur recèle de multiples trésors : une fois sa porte du XVIIe siècle franchie, le syndrome de Stendhal risque de vous saisir. Les statues des XVIe et XVIIe siècle y sont nombreuses. Par exemple, le superbe retable du XVIIe siècle est agrémenté d’une statue de saint Jean-Baptiste présentant l’Agneau, entouré de saint Laurent et sainte Barbe (Patronne de Guerlesquin), tenant chacun un livre ouvert en main droite. sainte Barbe tient aussi la palme du martyre, et la tour dans laquelle son père l’enfermât est symbolisée à sa gauche. La statue représentant saint Laurent tient un gril en main gauche – le gril étant l’outil de son supplice. À l’opposé du retable, de nombreux autres éléments remarquables, dont une étonnante statue de la Vierge enceinte, piétinant le démon (symbolisé par ses deux cornes), ainsi que la statue de saint Thégonnec qui se trouvait autrefois dans sa propre chapelle et daterait donc du début du XVIe siècle. Saint Thégonnec y est représenté en évêque avec chape, crosse et mitre, un loup tirant une charrette se trouve à ses pieds.
On y trouve aussi un Christ en croix, sans croix : celui-ci avait été retrouvé grandement abîmé lors des modifications du Choeur de l’église paroissiale puis confié à un artiste qui l’a reconstitué et restauré, mais sans juger bon de le mettre en croix. L’assortiment statuaire très riche de Saint-Jean se complète de nombreuses autres œuvres, dont certaines proviennent le feu la chapelle Saint-Ener (notamment une Notre Dame des Anges).
Un seul tableau au mur, provenant de l’ancienne église paroissiale, qui représente la Vierge et saint Joseph en adoration devant le Sacré-Coeur de Jésus. Il provient de l’ancienne église.
Toutes ces œuvres sont éclairées par la lumière traversant les vitraux. Réalisés en 1970 par l’atelier Hubert de Sainte Marie de Quintin, ces vitraux sont assez atypiques : celui de gauche reproduit douze blasons des anciennes familles nobles ayant eu des possessions à Guerlesquin et dans ses environs tandis que celui de droite présente douze armoiries de quelques cités bretonnes parmi les plus fameuses (dont le « navire équipé d’or, aux voiles éployées d’hermines, flottant sur une mer d’azur » symbolisant Morlaix). En bas de chacun de ces deux vitraux, le « RED EO » guerlesquinais est gravé et surmonté du blason « d’or à la fasce de gueules » (le « gueules » est un émail héraldique de couleur rouge, et la « fasce » la bande horizontale occupant le milieu de l’écu), ce blason – tout comme la devise – représente donc la famille de Penhoët sur le vitrail de gauche et notre ville sur celui de droite.
Avant la Révolution, le clergé exerçait le culte dans cette chapelle à différentes occasions. Le pardon (messe et vêpres) se déroulait le jour de la saint Jean-Baptiste. On s’adressait à saint Jean pour des maux d’yeux : la pratique était, comme à Saint-Jean-Du-Doigt, de se laver les yeux à la fontaine. Cela n’a jamais eu lieu à Guerlesquin puisque la chapelle Saint-Jean n’a pas de fontaine attitrée. Depuis sa réhabilitation, le culte y a été pratiqué chaque samedi pendant de nombreuses années.
Un lieu facile à trouver, dont il faut prendre le temps d’explorer chaque richesse.

Chapelle Saint-Modez (ou Saint-Maudez)

Édifiée dès le XIe siècle sous l’impulsion des Seigneurs de Guingamp, elle était alors un endroit de culte en l’honneur de saint Modez, moine venu d’Irlande au Ve siècle, qui fût l’un de ceux qui christianisèrent l’Armorique. Modez fonda un monastère sur une île en face de Bréhat qui porte aujourd’hui son nom. Selon la légende, cette île était infestée de serpents, que Modez fît disparaître par la seule force de ses prières. La chapelle Saint-Modez devint la première paroisse de Guerlesquin et son église, et le culte s’y tînt jusqu’au XVe siècle. On y trouvait le cimetière, et le Recteur habitait la demeure presbytérale (du XVe siècle, elle aussi), qui existe toujours et est devenue une demeure privée.
Au XVe siècle, victime des outrages du temps, l’église doit être reconstruite et la fenêtre flamboyante du chevet, les arcades obstruées d’un bas-côté et la charpente d’un des transepts datent de cette époque fort lointaine.
L’église devînt chapelle au XVIIe siècle – sans doute en faveur de Saint-Ténénan, plus centrale.
Petite chapelle ramassée et d’aspect rustique, Saint-Modez n’en « impose » guère en comparaison d’autres lieux de culte guerlesquinais. Plus rustique, elle n’en recèle pas moins, elle aussi, de multiples trésors patrimoniaux. En effet, on trouve à l’intérieur de cette chapelle – outre les éléments cités plus haut, dont la charpente du XVe siècle de l’un des transepts – de nombreuses statues remarquables. Encadrant l’autel en forme de tombeau galbé en bois peint, les statues en bois polychrome de saint Modez et de la Vierge à l’Enfant (saint Modez est sculpté sans sa main droite, celle que son père lui a tranchée parce que Modez refusait d’abjurer sa foi). Un Christ en croix – sculpture de bois – et trois statues de pierre polychrome (l’une de saint Fiacre, patron des jardiniers ; une de saint Dominique, et une autre de saint Modez, toutes trois sculptées dans de la pierre de kersanton) complètent cet inventaire, auquel il convient d’ajouter deux très vieux bénitiers datant probablement de l’origine de ce lieu, donc du XIe siècle). Le dallage et certaines pierres taillées datent aussi de la première mouture du lieu.
Tout comme ceux de la chapelle Saint-Jean, les vitraux ont été réalisés par l’atelier Hubert de Sainte Marie, de Quintin. Ils datent de 1972. La maîtresse-vitre rappelle comment son père amputa Modez et fût ensuite fort surpris de constater que les cultures dont son fils s’occupait étaient florissantes et qu’il ait pu mener à bien la moisson suivante alors qu’il ne lui restait qu’une seule main. Il ignorait simplement que les anges étaient descendus du ciel pour se charger de la plus grande partie de ce dur labeur.
À mi-chemin de la chapelle et de la demeure presbytérale, dans le sous-bois, se niche la fontaine Saint-Modez, une autre fontaine sacrée guerlesquinaise. L’eau de cette fontaine de dévotion pouvait servir à désaltérer les pèlerins mais on lui attribuait surtout le pouvoir de guérir les meurtrissures du cou-de-pied dues aux sabots, les cors aux pieds et quelques autres maladies de peau. Pour cela, après avoir invoqué le saint il fallait appliquer sur les plaies un mélange de terre (ou une poignée d’humus provenant de l’enclos de la fontaine), et d’eau de la fontaine.
Juste à côté de la chapelle, plantée depuis la nuit des temps dans l’herbe du placître (le terrain entourant les églises, chapelles ou fontaines bretonnes ; l’un des éléments typiques de nos enclos paroissiaux), une dernière curiosité remarquable fait que Saint-Modez mérite largement qu’on s’y rende et s’y arrête. Il s’agit d’une croix exceptionnelle : sculptée dans un ancien menhir, elle représente en effet un Christ mitré, mais de tradition byzantine.
Le pardon de Saint-Modez, repris depuis 1966, a lieu le quatrième dimanche de juin. Avant la Révolution, le pardon se tenait à la Pentecôte. Les paroisses voisines de Plougras, Plounérin et Loguivy-Plougras y venaient en procession. En retour, les paroissiens de Guerlesquin se rendaient en procession à St Gonéry en Plougras, à St Emilion en Loguivy-Plougras et à Notre-Dame du Bon Voyage en Plounérin.

Chapelle Saint-Trémeur

Nichée dans un « petit val qui mousse de rayons », la chapelle Saint-Trémeur fait partie de ces lieux que l’on doit visiter en prenant tout son temps pour finir par les quitter à regret, en se sentant tranquillement fécondé; un endroit à la magie qui diffuse en douceur; un lieu chargé d’histoire et un havre de paix à la fois; un générateur d’épiphanies.
Construite sur l’une des sources principales du Yar. Élevée sur un ancien lieu de culte païen, cette magnifique chapelle dans son écrin de verdure est l’un des atouts-charme de Guerlesquin. L’endroit est vaste, entouré d’arbre, à flanc de colline et on y trouve aussi l’une des principales sources du Yar (l’une des trois rivières de la ville) très tôt, cet endroit « magique » est devenu un lieu cultuel. Nos ancêtres Celtes y ont vécu et leurs druides y pratiquaient leur religion. La Christianisation s’est ici, comme dans bien d’autres lieux, développée par la superposition d’un culte chrétien sur un site cultuel initialement païen. Aux Ve et VIe siècles, des moines venus d’Irlande et du Pays de Galles accostèrent en baie de St Efflam-St Michel avec, à leur tête, Gildas le Sage et Modez qui devinrent tous deux saints. Venus christianiser l’Armorique, certains créèrent un ermitage en ces lieux. On peut encore voir le mur de pierres sèches délimitant l’enclos, de même que des pierres aux inscriptions malheureusement devenues indéchiffrables.
La légende veut que Saint Trémeur ait été le fils de Trifine et le petit-fils du roi Warok (qui régnait sur le pays vannetais). Son père était Conomor, un tyran sanguinaire qui a peut-être été à l’origine du conte Barbe Bleue. Certain qu’il périrait de la main de son propre fils, Conomor éliminait systématiquement ses épouses. Trifine, se sachant enceinte, s’enfuit pour tenter de rejoindre Gildas le Sage, conseiller de ses parents. Conomor la rattrape et lui tranche la tête. Saint Gildas, heureusement, la fait ressusciter et elle peut donner naissance à un fils, Gildas le petit. En grandissant, le garçon devient Trémeur. Lors d’un tournoi, Conomor se retrouve aux côtés de Trémeur. Reconnaissant les traits de Trifine dans le visage de Trémeur, il le décapite par traîtrise. C’est pourquoi saint Trémeur est représenté portant sa propre tête entre ses mains, à hauteur de son coeur.
Les recherches sur le site ont permis de dater une première construction vers le XIIe siècle puisque l’on a retrouvé des pierres taillées remontant à cette lointaine époque. Oratoire ? Chapelle ? Rien ne permet de le dire avec certitude. Au XIIIe siècle, elle est remodelée. Elle fut transformée et agrandie de nombreuse fois jusqu’au XVe siècle, notamment à cause des saccages dus aux guerres de religion et aux guerres seigneuriales.
Dans la première moitié du XVIe siècle, à nouveau en ruines, elles est reconstruite et réaménagée, avec une certaine opulence. Au XVIIe siècle, de nouveaux aménagements y sont mis en place. Sa 4ème reconstruction a lieu au XVIIIe siècle. Par manque de moyens, on doit supprimer la fenêtre sud et le sol est comblé pour n’avoir plus qu’un seul niveau. La chapelle devient beaucoup plus modeste.
La chapelle traverse la Révolution, et le culte y est célébré jusqu’en 1859. Abandonnée, en partie démolie, envahie par la végétation, elle devient inaccessible.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Saint-Trémeur est devenue un site tourmenté, aride et difficile d’accès qui sert de maquis et aussi de demeure à Fantig et Victor « Sant Treuveur », qui possédait le dernier bœuf de labour de Guerlesquin.
Le temps passe et les ruines de la chapelle sont de plus en plus difficiles à discerner sous la végétation…
Enfin, en 1995, sous l’impulsion de Jacques Tilly – maire de la ville à cette date – et grâce aux efforts de 82 bénévoles qui ont oeuvré sans relâche durant 458 jours sous la houlette de Léo Goas, architecte de l’association Breiz Santel (association de protection du patrimoine religieux breton), Saint-Trémeur renaît de ses ruines, telle sainte Trifine sauvée par saint Gildas. La chapelle rénovée, de style gothique flamboyant tardif, est de plan rectangulaire, basé sur le nombre d’or. Son originalité tient beaucoup à la profonde dénivellation de sa construction: bâtie sur un versant, le pignon du chevet descend jusqu’à l’eau d’une des principales sources du Yar. Le
niveau du chœur, plus bas, exprime “la descente pour se ressourcer”.
Conduite avec le plus grand respect envers l’histoire du lieu, la reconstruction utilise de nombreux éléments retrouvés sur place et permet aussi pas mal de découvertes. Certaines parties de fenestrage en pierres des baies anciennes (XIIIe et XVIe siècles), retrouvées au cours des fouilles, sont ainsi scellées dans le mur de l’escalier menant aux fontaines. Le pignon Ouest surmonté d’un clocheton comprend la porte d’entrée principale à arcade cintrée dont la pierre centrale porte la mention « RENOVATUM 1996 » (date de la rénovation – 1996), surmontée d’une baie également cintrée. La cloche porte la date de 1845. Elle a été offerte par l’association Breiz Santel. Le premier pardon y est célébré le 25 mai 1996, et les travaux s’achèvent en 1997.
Deux fontaines gothiques s’incrustent dans le corps de la chapelle. L’une encastrée dans le mur sud, plus discrète, que l’on pourrait qualifier de « secondaire » est directement visible en descendant l’escalier extérieur. Juste au-dessus une superbe baie de style gothique flamboyant tardif avec son gâble (la partie triangulaire surplombant le vitrage) à crochets et ses deux monstres à crinières de lions. Les armes des Rohan devait certainement figurer au centre de ce gâble à l’origine, car les monstres à crinières avaient souvent rôle de protecteurs symboliques des écus nobiliaires. La seigneurie de Guerlesquin appartenait aux Rohan par le mariage de l’unique héritière Françoise de Penhoët avec Pierre de Rohan en 1475, et restât dans cette famille jusqu’au 25 Juin 1578. « Rugissants, cherchant qui dévorer » selon le verset du psaume de Pierre, les lions étaient le sujet de prédilection des tailleurs de pierres.
Au pied du chevet de la chapelle, sous le vitrail principal, la grande fontaine est beaucoup plus monumentale. Elle comprend deux bancs de pierre qui permettaient aux pèlerins de se reposer. Devant elle, on trouve aujourd’hui deux bassins, contre trois autrefois (symbolisant la sainte trinité). La fontaine est surmontée d’une niche accueillant la statue du jeune saint Trémeur portant sa propre tête. Fort logiquement, l’eau de la fontaine du saint était censée guérir les maux de tête persistants ! On pouvait s’asperger la tête avec l’eau ou en emmener chez soi pour faire une cure plus longue. Les jeunes filles lançaient des aiguilles ou de l’argent dans son eau afin de favoriser leurs chances de mariage.
A l’intérieur, on trouve un autel et des stalles de bois qui ont été restaurés pour prendre place ici et viennent d’autres chapelles. Le statuaire est riche. On trouve notamment des copies récentes des statues originales : saint Trémeur, bien entendu, mais aussi sa mère, sainte Trifine, et son parrain, saint Gildas le Sage.
La charpente est aussi remarquable. Fruit du savoir-faire de nos artisans, elle affecte la forme d’une carène renversée, coupée par les épaisses poutres qui rythment les volumes intérieurs du vaisseau. Les poutres ont leurs extrémités avalées par des gueules de monstres qui les mordent à belles dents, d’où le nom de « poutres à engoulant ». A l’est, aux angles de la charpente, les anges de la Résurrection embouchent leurs trompettes.
Les vitraux ont été réalisés par l’atelier Charles Robert (de Pluguffan), sous la direction de Léo Goas. Ils se lisent de gauche à droite, mais du bas vers le haut. Celui de la grande baie du chevet retrace la vie et le martyr de saint Trémeur. Le vitrail de la baie sud expose la légende et l’histoire de la chapelle. Dans sa partie supérieure, des symboles représentent les métiers du verrier, du maçon, du tailleurs de pierres et du menuisier. Enfin, la baie ouest est consacrée à sainte Anne et Marie. Santez Ana, mamm goz ar vretoned (Sainte Anne, vieille mère des Bretons). Enfin un vitrail rond (occulus), qui est composé d’entrelacs celtiques évoquant le triskell.
À l’entrée du site on peut trouver le « lit de saint Trémeur » (Gwele ar sant, le lit du saint) – lit de verdure cerné de roches -, ainsi qu’un petit calvaire confirmant qu’on entre ici dans un site religieux. Si la croix du calvaire est récente, son socle, retrouvé lui aussi lors de la dernière renaissance de la chapelle, est très ancien.
Le petit Dolmen que l’on peut voir sur le petit promontoire en sous-bois en face du chevet de la fontaine de Saint-Trémeur n’a rien d’historique : il s’agit d’une réalisation contemporaine datant de la reconstruction de la chapelle entre 1995 et 1997.
La découverte et la visite de cette chapelle est un grand bonheur, qui nécessite un peu de patience et un véhicule (de bonnes chaussures ou un V.T.T. – voire un cheval – feront tout aussi bien l’affaire). C’est un endroit magique qui réjouira les amoureux de belles pierres et de nature préservée. On peut y apprécier un calme quasi-transcendantal. Cet endroit bourré de charme vous transportera dans une autre époque, où le temps s’écoulait différemment. Après la première visite, on ne peut s’empêcher d’avoir envie d’y revenir.